Fieseler Storch |
|
|
Par Jean Paul Gabano, Jérôme David et Bernard Chevalier
|
Le Fieseler prend forme. Les premières estimations indiquent un poids de 1600 grammes en incluant une source de propulsion Lithium-ion 3 MP174865 SAFT de 10.8 volts et 4.5 Ah. Cette batterie allait faire ses preuves un an plus tard avec le B-25 présenté dans Bungymania. La construction terminée, il fallait passer sur la balance. 1621 grammes, soit une charge alaire de 65 g/dm2. Je poussais un soupir de soulagement. J'étais dans la zone de faible charge alaire. Tous les espoirs de tirer le meilleur parti du Fiseler étaient permis. Restait une condition: trouver la bonne association moteur/réducteur/hélice.
| Conditions | Intensité | Tension | Watts Input | RPM |
| Conditions | Intensité | Tension | Watts Input | RPM |
| Motocalc (Patrick Lemarchand) |
16.1 A | 8.8 V | 141 W | 4868 t/mn |
| Mesures au banc statique, régime moteur maximum |
15.5 A | 9.8 V | 152 W | 4800 t/mn |
Par ailleurs, les commentaires de Motocalc (Aerodynamic notes) indiquent que l'avion doit se comporter comme un "basic trainer" sans difficultés particulières de pilotage. C'est ce qui a été réellement observé lors des récents essais menés par Arnaud Proux et Jérôme David. Le seul problème rencontré au cours des vols était un décrochage aux basses vitesses lors de l'atterrissage. Celui-ci était du à un piqueur trop important (8 à 10°) qui a été réduit par la suite (2 à 3°) entraînant la disparition de ce désagrément.
Vol lent :
Ce n'est pas un point fort du fieseler. La charge alaire de 65gr/dm² se fait sentir. Il n'y a pas de becs de bords d'attaque ni de volet hyper sustentateur pour augmenter la portance et diminuer les basses vitesses. Le décrochage intervient tout de même tardivement et l'avion prévient d'un balancement d'aile avant de décrocher. Un vrille peut survenir. Le vol lent s'apparent à celui d'un classique trainer aile basse.
Vol rapide :
Le Storch grandeur était un appareil STOL ( Short Take Off and Landing). Il est donc prévu pour des atterrissages et décollages courts. Le vol en palier s'effectue donc avec deux tiers de la puissance. Les gouvernes sont mordantes, un pilotage trois axes est recommandé. Les ailerons en bout d'aile induisent du lacet inverse et leur efficacité est réduite.
La pleine puissance n'est utile que pour les montées. Elle constitue une réserve pouvant être utile dans les limites de vols de l'appareil (virages à forte inclinaison, boucles, renversements, huit paresseux, passages bas).
Atterrissage :
Au bout de 25 min il faut penser à se poser. Ce qui demande pilotage et attention de la part du pilote. L'arrondi d'un atterrissage classique (trainer) n'est pas la solution. Aux basses vitesses, l'avion s'enfonce et touche trois points avec violence.
Une approche au moteur est conseillée. La procédure d'atterrissage ressemble à un passage très bas, avec remise des gaz juste avant le toucher. Le moteur est coupé lorsque les roues touchent le sol.